Histoire, royaumes & construction du Siam
Dvaravati, le « premier royaume môn » de la plaine centrale : souverains, figures et voisins (VIe–XIe siècle)
D'un roi anonyme gravé sur des médaillons d'argent à la reine Cāmadevī des chroniques du Nord, ce que l'on sait des rares figures de Dvaravati et des voisins khmers, pyu et marchands qui ont façonné puis absorbé ce monde de cités de la plaine du Chao Phraya.

Il n'a laissé ni capitale certaine, ni liste de rois, ni chronique propre. Dvaravati est pourtant le nom gravé, au VIIe siècle, sur des médaillons d'argent retrouvés dans les plus anciennes cités bouddhiques de la plaine du Chao Phraya. De Nakhon Pathom à U Thong et à Si Thep, inscrite au patrimoine mondial en 2023, l'archéologie dessine un ensemble de cités ouvertes sur l'océan Indien et liées au Cambodge pré-angkorien, aux Pyu de Birmanie et aux vallées du Nord. Voici le portrait des rares figures que l'on peut nommer : un roi anonyme, un Harṣavarman énigmatique, une reine de légende. Et celui des voisins avec lesquels ce monde môn s'est construit, puis effacé.

Un roi sans nom, gravé dans l'argent
En 1943, à Noen Hin, non loin du Phra Prathon Chedi de Nakhon Pathom, on exhume un vase en terre cuite. Un chedi est un monument reliquaire en forme de dôme ou de tour. Le vase contient des monnaies d'argent marquées d'une conque et des médaillons d'argent. Au revers, l'un montre une vache et son veau, un autre un vase fleuri. L'autre face porte une brève formule sanskrite : śrīdvāravatīśvarapuṇya. Elle est gravée dans l'écriture pallava du VIIe siècle, un alphabet d'origine sud-indienne. George Cœdès la traduit en 1963 par « œuvre méritoire du roi de Dvāravatī ». La découverte n'est publiée qu'en 1964, par J. J. Boeles, plus de vingt ans après la trouvaille.
Le nom de toute une civilisation vient donc de là. Il ne sort pas d'une chronique, mais d'un objet lié au mérite religieux (puṇya), notion centrale du bouddhisme. En sanskrit, dvāravatī signifie « celle qui a des portes ». Le premier souverain associé à ce nom reste pourtant anonyme : un « roi de Dvāravatī » qui a fait graver son titre sans livrer son identité.
Ce roi sans visage a laissé une empreinte géographique. Des médaillons portant la même formule ont été trouvés en plusieurs points de la plaine :
- à In Buri (Sing Buri), Khu Bua (Ratchaburi) et U Thong (Suphan Buri) ;
- à Ban Khu Mueang, à environ 150 km au nord de Nakhon Pathom ;
- à Dong Khon (Sankhaburi, Chai Nat).
Ces deux dernières découvertes ont été recensées par Ronachai Krisadaolarn en 2016. Les seuls médaillons mis au jour en fouille contrôlée l'ont été en 1997, à U Thong : trois exemplaires dans une jarre, au monument 7 de Khok Chang Din. Des abords du golfe jusqu'au cours moyen du Chao Phraya, un même titre royal circulait donc. Reste à savoir ce que cette diffusion signifie politiquement.
Le témoignage des pèlerins chinois
Le nom apparaît aussi dans les sources chinoises du VIIe siècle. Le moine Xuanzang voyage en Inde de 629 à 644. Il achève en 646 un récit qui situe le pays de « Duoluobodi » entre Śrīkṣetra, la cité pyu de Birmanie, à l'ouest, et Īśānapura, au Cambodge, à l'est. Le moine Yijing (635-713) emploie la même forme. Les textes chinois en connaissent d'autres transcriptions : Duheluobodi, Duoheluo, Duheluo, Tuhuoluo.
Nicolas Revire propose de lire Duoluobodi comme Dvārapati, « le seigneur de Dvāra[vatī] ». Les voyageurs auraient alors retenu le titre du souverain plutôt que le nom du pays. Cette lecture rejoint le vocabulaire des médaillons : dans les deux cas, c'est la figure royale qui donne son nom à l'ensemble.
Dvaravati envoie aussi des ambassades à la cour des Tang, mais leur nombre est discuté. Philippe Beaujard en retient deux, en 638 et 649. Chris Baker et Pasuk Phongpaichit, comme Stephen Murphy à la suite de Robert Brown, en comptent trois, avec une mission supplémentaire en 640. Le point reste ouvert.
Royaume, réseau de cités ou culture partagée ?
La formule « premier royaume môn de la plaine centrale » est commode, mais elle est discutée. Selon les auteurs, Dvaravati a été décrit comme :
- un royaume unifié ;
- un ensemble de cités régionales ou une chefferie ;
- un mandala, c'est-à-dire un modèle politique où l'autorité d'un centre rayonne, de manière fluctuante, sur des cités tributaires ;
- un réseau de cités égales ;
- ou une simple tradition artistique et religieuse partagée.
L'archéologue thaïlandais Phuthorn Bhumadhon rappelle que les médaillons attestent une occupation de la plaine centrale. Ils ne prouvent pas, à eux seuls, l'existence d'un royaume.
Où était la capitale ?
Nakhon Pathom est souvent présentée comme la capitale ou le centre culturel de Dvaravati. Elle concentre le plus de monuments : Phra Pathom Chedi, Phra Prathon Chedi, Chula Prathon Chedi, Wat Phra Men, Wat Phra Ngam, Wat Dhammasala. Mais la plaque de cuivre royale trouvée à U Thong invite à y voir, au moins à un moment, un siège du pouvoir. Lavo, l'actuelle Lopburi, prend de son côté de l'importance dans la phase tardive. Plutôt qu'une capitale fixe, il faut peut-être imaginer des centres successifs ou concurrents.
Quand commence et finit Dvaravati ?
Les bornes varient selon les auteurs :
- VIe-Xe siècle pour l'UNESCO ;
- VIIe-Xe siècle pour Robert Brown ;
- environ 600-1000 pour Ian Glover.
Glover parle d'un « Dvaravati gap » : la continuité entre la préhistoire régionale et ces cités est mal documentée. D'autres auteurs prolongent la période jusqu'au XIe, voire au XIIe siècle, et distinguent un « proto-Dvaravati » plus ancien. Les datations au radiocarbone d'U Thong, citées par Charles Higham, placent l'apparition de sociétés complexes vers 300-600. Stephen Murphy rappelle que la période a d'abord été définie par un style artistique. Ses limites sont donc celles du style, même quand les fouilles invitent à les revoir.
Môn, et quel bouddhisme ?
Les inscriptions sont rédigées en pâli, en vieux-môn et en sanskrit. En 1977, Piriya Krairiksh proposait de parler de « style môn » plutôt que de « style de Dvāravatī ». Peter Skilling demande, lui, qu'on précise toujours ce que recouvre le mot « môn ».
La religion n'est pas plus uniforme. Cœdès voyait, d'après les inscriptions en pâli, un bouddhisme Theravāda dominant. Mais la grotte de Khao Thamorrat, près de Si Thep, abritait un monastère bouddhique mahāyāna. U Thong a livré un ekamukhaliṅga, emblème du dieu Śiva orné d'un visage, qui atteste un culte brahmanique.
Les souverains que laissent entrevoir les inscriptions
Harṣavarman, l'énigme de la plaque d'U Thong
Dans la douve d'U Thong, on a retrouvé une plaque de cuivre gravée en sanskrit (référencée K.964), aujourd'hui au Musée national d'U Thong. Selon la lecture rapportée par Charles Higham, elle évoque « Śrī Harṣavarman, petit-fils d'Īśānavarman », qui, « ayant étendu la sphère de sa gloire, a obtenu le trône du lion par succession régulière ». Elle mentionne aussi des dons faits à un liṅga, emblème de Śiva.
Sa datation reste discutée. Higham la place au milieu du VIIe siècle. D'autres auteurs proposent une fourchette allant du VIe au milieu du VIIe siècle. Le Bangkok Post évoque, lui, les VIIIe-IXe siècles pour cette plaque de 28 × 42 cm portant six lignes en écriture pallava.
L'identité du roi divise tout autant :
- Jean Boisselier y voyait un roi de Dvaravati ;
- George Cœdès pensait que la plaque venait du pays khmer et désignait un roi khmer ;
- Michael Vickery a proposé une autre lignée.
Une objection chronologique écarte l'hypothèse la plus évidente. Harṣavarman Ier d'Angkor a régné de 910 à 923, et son grand-père était Indravarman Ier, non Īśānavarman.
Si l'ancêtre nommé est bien Īśānavarman Ier, souverain du Zhenla pré-angkorien au VIIe siècle, la plaque témoigne d'alliances dynastiques entre la plaine centrale et le Cambodge. Nicolas Revire développe cette lecture, mais la thèse reste à confirmer.
Une fille du « seigneur de Dvāravatī » sur le plateau de Khorat
Une inscription portée par une statue de Wat Chan Thuek (Pak Chong, Nakhon Ratchasima) mentionne une reine, « fille du seigneur de Dvāravatī ». Revire y relève l'expression dvāravatipateḥ, qui conforte selon lui la lecture Dvārapati des pèlerins chinois. C'est surtout la preuve directe d'une alliance matrimoniale entre les élites de la plaine et celles du plateau de Khorat, au nord-est. La princesse est anonyme, mais elle incarne une diplomatie par le mariage qui relie Dvaravati à ses voisins orientaux.
Les noms des annales chinoises
Les sources chinoises livrent quelques noms, d'une fiabilité faible. Selon le Tongdian, le roi de « Tou-he », identifié à Dvaravati, s'appelait Qi-zhang-mo. Un roi de « Tou-he-luo », Pu-xie-qi-yao, aurait envoyé une ambassade pendant l'ère Zhenguan (627-649). On ignore s'il s'agit du même personnage.
Certains auteurs rapprochent ces noms de « Shridravya » et de « Kalavarnadisharaja », souverains de récits populaires. Ces figures relèvent de la tradition légendaire, non de l'histoire établie.
Le Cefu Yuangui mentionne en outre une principauté, Tou Yuan, qui aurait envoyé des ambassades en 643 et 647. Tatsuo Hoshino la situe à Lopburi, Piriya Krairiksh à Si Mahosot. L'idée qu'elle serait devenue vassale de Dvaravati n'est pas vérifiée. Ces mentions suggèrent en tout cas que plusieurs entités de la région traitaient séparément avec la Chine.
Cāmadevī : de Lavo à Hariphunchai, entre chronique et histoire
La figure la plus célèbre associée au monde de Dvaravati n'apparaît dans aucune inscription de la plaine. Cāmadevī (Chamathewi) est connue par des chroniques du Nord, rédigées bien après les faits : le Cāmadevivaṃsa, la Jinakālamālī et la Singhanavati.
Selon la tradition, plusieurs ermites, dont Vāsudeva (Suthep) et Sukkadanta, fondent la ville d'Hariphunchai, l'actuelle Lamphun, dans la vallée de la Ping. Ils lui auraient donné un plan en forme de conque. Ils demandent ensuite au roi môn de Lavo d'envoyer sa fille pour y régner. Cāmadevī combat les Lawa, population autochtone de la région, puis marie ses deux fils aux filles du chef vaincu. La tradition lui donne pour successeurs son fils Hanayos (Mahantayasa), puis Kumanjaraj, Rudantra et Sonamanjusaka. Une version populaire en fait une fille de Lamphun enlevée par un oiseau géant : on est là en pleine légende.
Les dates des chroniques sont flottantes. Elles placent la fondation entre 629 et 657, et le règne de Cāmadevī en 662-669, 662-679 ou 659-688 selon les versions. Les chercheurs jugent généralement ces dates trop hautes et proposent plutôt le milieu du VIIIe siècle, vers 750 ; ce point reste à confirmer.
Au-delà du récit, la tradition dit quelque chose d'important. Pour les lettrés du Nord, la culture bouddhique môn de leur région venait de Lavo, donc de la plaine centrale. La reine fondatrice symbolise cette expansion vers les vallées septentrionales. Le motif du mariage de ses fils avec les filles du chef lawa traduit, sous forme narrative, une intégration des populations locales plutôt que leur simple effacement.
Un carrefour entre Cambodge, Birmanie et océan Indien
Du Funan au Zhenla
Cœdès faisait naître Dvaravati du démembrement du Funan, la puissance du delta du Mékong. On a aussi proposé des liens dynastiques remontant à l'époque du Funan.
Pour les VIIe-VIIIe siècles, Revire conteste le schéma d'un Dvaravati bouddhique opposé à un Zhenla hindou. Il décrit plutôt un « complexe rituel transrégional ». Ses arguments sont la plaque K.964 d'U Thong et l'inscription K.1155 de Ban Phan Dung (Nakhon Ratchasima), conservée au Musée national Mahaviravong. Dans cette lecture, Dvaravati se développe en dialogue avec le Cambodge pré-angkorien, et non contre lui.
Les Pyu de Śrīkṣetra
À l'ouest, Xuanzang plaçait Śrīkṣetra, la grande cité pyu de l'Irrawaddy. Selon Peter Skilling (2005), les Pyu et Dvaravati gravaient souvent les mêmes textes pâlis, signe de liens religieux étroits. Les rapprochements artistiques ont été relevés par Gordon Luce dès 1965, puis par Robert Brown en 2001. Les deux mondes partageaient une culture bouddhique commune, appuyée sur des textes canoniques en pâli.
Ports, cols et caravanes
Dvaravati regardait aussi vers la mer. Des caravanes reliaient la côte d'Andaman, près de l'actuelle Dawei, à la plaine centrale par les cols et les rivières. À Nakhon Pathom, un sceau en terre cuite figurant un voilier porte le mot prakrit Varapata(na), « excellent port ». U Thong, ceinte d'une douve de 1 690 × 840 m, a livré :
- des céramiques chinoises d'époque Tang ;
- des céramiques glaçurées du golfe Persique ;
- des monnaies abbassides ;
- des perles de verre venues d'Inde, du Moyen-Orient et de Chine.
Ces objets inscrivent les cités de la plaine dans le grand commerce de l'océan Indien, à l'époque même où les Tang ouvrent leurs routes maritimes.
Śrīvijaya, un parallèle plus qu'un partenaire
Dans la péninsule, l'art dit de Śrīvijaya est classé comme une période artistique parallèle (Ve-Xe siècle). Aucune source rassemblée ici n'atteste de relations politiques directes avec Dvaravati. Sur ce point, il faut savoir avouer une lacune.
La fin d'un monde et la recomposition de la plaine
La fin de Dvaravati n'a pas de date. Les historiens de l'art font suivre la période d'une « période de Lopburi », définie comme une phase de domination khmère. L'annexion de Lavo par Angkor est couramment placée au XIe siècle, mais ses modalités et son déroulement exacts restent à établir. À l'ouest, la tradition birmane rapporte la prise de la cité môn de Thaton par Anawrahta de Pagan au milieu du XIe siècle. Ses effets sur les Môn de la plaine centrale ne sont pas documentés ici. Le monde môn se trouve ainsi pris entre deux puissances en expansion.
Le pouvoir se morcelle ensuite entre centres régionaux. Une entité que les sources chinoises appellent Chên Li Fu, parfois identifiée à « Suvarnapura », envoie des ambassades en Chine en 1200, 1202 et 1205. Selon l'historien thaïlandais Srisakra Vallibhotama, la population de ces cités était mêlée. Elle associait un substrat môn-khmer, des serviteurs de temples d'origine taï et des Chinois. On voit là, plutôt qu'une rupture brutale, la lente recomposition d'où émergeront plus tard les royaumes taï de la plaine.
Parler de « Siam » pour ces siècles serait anachronique. Les cités de Dvaravati ne sont pas les ancêtres directs d'un État national. Elles forment l'un des socles, religieux, urbains et artistiques, sur lesquels d'autres pouvoirs se sont construits.
Ceux qui ont fait exister Dvaravati
Dvaravati est aussi une construction savante, et ses « personnages » modernes comptent presque autant que ses rois.
- Le prince Damrong proposait en 1919 de situer « Suphannaphum » à U Thong. Il intégrait ainsi le passé pré-taï à une histoire du pays.
- Pierre Dupont fouille Wat Phra Men et Chula Prathon à Nakhon Pathom en 1939-1940, avec le Fine Arts Department. Il en tire L'archéologie mône de Dvāravatī (1959).
- Jean Boisselier date la première phase de Chula Prathon des VIIe-VIIIe siècles.
- George Cœdès traduit les médaillons et pose le cadre d'un Dvaravati issu du Funan et dominé par le Theravāda.
À leur suite, Dhida Saraya publie en 1999 Sri Dvaravati: The Initial Phase of Siam's History. Le titre dit bien l'enjeu de l'inscription de ce passé dans un récit national. Robert L. Brown consacre en 1996 une étude aux roues de la Loi (dhammacakra), emblèmes de l'enseignement du Bouddha. Peter Skilling, Piriya Krairiksh, Ian Glover, Stephen Murphy et Nicolas Revire ont ensuite défait l'image d'un royaume homogène.
Le 19 septembre 2023, le Comité du patrimoine mondial, réuni à Riyad pour sa 45e session élargie, a inscrit « The Ancient Town of Si Thep and its Associated Dvaravati Monuments ». C'est le septième site thaïlandais inscrit. Le bien réunit trois éléments :
- la ville double de Si Thep, avec sa ville intérieure (Muang Nai) et sa ville extérieure (Muang Nok), entourées de douves ;
- Khao Klang Nok, le plus grand monument Dvaravati conservé ;
- la grotte de Khao Thamorrat.
Plus de 112 sites monastiques y ont été identifiés. L'UNESCO y reconnaît une « École d'art de Si Thep », qui a ensuite influencé d'autres civilisations de la région. Elle emploie aussi le mot « empire », que beaucoup de chercheurs jugeraient excessif.
C'est peut-être là le meilleur résumé de Dvaravati. Un roi sans nom, une princesse mariée sur le plateau de Khorat, un Harṣavarman disputé entre plaine et Cambodge, une reine dont la chronique a fait une fondatrice : les figures sont rares et incertaines. Les réseaux, en revanche, sont tangibles. Ils passent par les pèlerins chinois, les marchands abbassides, les moines pyu et les élites khmères. Dvaravati se comprend moins comme un royaume aux frontières nettes que comme le moment où la plaine centrale entre durablement dans les mondes bouddhique et indien, et dans le commerce de l'Asie.
Sources et bibliographie
- Thailand NOW, See the Ancient City of Nakhon Pathom through the San Somdet, Thailand NOW (Ministry of Foreign Affairs of Thailand), n.d..
- UNESCO World Heritage Centre, The Ancient Town of Si Thep and its Associated Dvaravati Monuments, UNESCO, 2023.
- Excavation of a Pre-Dvāravatī Site at Hor-Ek in Ancient Nakhon Pathom, Journal of the Siam Society.
- Collectif ; Anna Bennett, Defining Dvāravatī (dont Anna Bennett, Precious Metals in Dvāravatī Culture), DASTA / Buddhadasa Indapanno Archives.
- Nicolas Revire, Dvāravatī and Zhenla in the seventh to eighth centuries: A transregional ritual complex, via Scribd / ResearchGate.
- Nicolas Revire, Pierre Dupont's L'archéologie mône de Dvāravatī and Its English Translation, Journal of the Siam Society, vol. 99, 2011.
- Collectif (R. L. Brown, P. Skilling, S. A. Murphy et al.), Lost Kingdoms: Hindu-Buddhist Sculpture of Early Southeast Asia, The Metropolitan Museum of Art, 2014.
- Philippe Beaujard, The Worlds of the Indian Ocean, ch. 1 : Tang China and the Rise of the Silk Roads, Cambridge University Press, 2019.
- Ian Glover, The Dvaravati Gap – Linking Prehistory and History in Early Thailand, Bulletin of the Indo-Pacific Prehistory Association.
- Article sur les relations artistiques Pyu, Môn et Dvāravatī, Bulletin of the Indo-Pacific Prehistory Association.
- Reliving ancient civilisation, Bangkok Post.
- Bernama, Thailand's Ancient Town Of Si Thep Added To Unesco World Heritage List, Bernama, 2023.
- Si Thep Historical Park Now a UNESCO World Cultural Heritage Site, SEAArch – Southeast Asian Archaeology, 2023.
- Contributeurs Wikipédia, Dvaravati, Wikipedia.
- Contributeurs Wikipédia, Mueang Uthong, Wikipedia.
- Contributeurs Wikipédia, Suvarnapura Kingdom, Wikipedia.
- Contributeurs Wikipédia, Shridravya, Wikipedia.
- Contributeurs Wikipédia, Tou Yuan, Wikipedia.
- Contributeurs Wikipédia, Cāmadevivaṃsa, Wikipedia.
- Haripuñjaya, Reference.org.
- Contributeurs Wikipédia, Sudeva, Wikipedia.
- Contributeurs Wikipédia, Dvaravati art, Wikipedia.
- Teaching & Learning Guide for: Buddhism and Thai Art, Religion Compass (Wiley), 2010.



