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Histoire, royaumes & construction du Siam

Le Lanna, royaume du Nord : de Mangrai à Dara Rasmi, Chiang Mai entre Ayutthaya, la Birmanie et Bangkok

Des alliances de Mangrai à l'intégration administrative au Siam, l'histoire d'un royaume tai dont les souverains ont sans cesse redéfini leur place entre Ayutthaya, la Birmanie et Bangkok, à travers des chroniques qu'il faut lire avec prudence.

Publié le 10 octobre 2026 14 min de lecture
Peinture murale ancienne et écaillée montrant quatre personnages en costume du Nord, dont un couple enlacé chuchotant à l'oreille.

Pendant près de six siècles, le Nord de l'actuelle Thaïlande a obéi à une autre capitale que Sukhothai, Ayutthaya ou Bangkok. Fondée en 1296 par Mangrai, Chiang Mai fut le cœur du Lanna. Ce royaume tai rivalisa avec Ayutthaya, passa sous la coupe des rois birmans, puis renaquit sous l'égide de Bangkok avant d'être absorbé par l'État siamois modernisé. De Mangrai à Tilokarat, de Kawila à Dara Rasmi, cet article suit les souverains et les figures qui ont façonné ce royaume. Il montre comment son destin s'est redéfini au rythme de ses puissants voisins, et ce que les chroniques permettent, ou non, d'affirmer.

Grand chedi en briques en partie ruiné, avec un escalier central flanqué de nagas et des statues de gardiens au pied.

Avant Chiang Mai : Mangrai, prince tai dans une région en recomposition

Le Lanna, nom que l'on rend traditionnellement par « le million de rizières », ne naît pas à Chiang Mai mais plus au nord, dans la région de Chiang Saen, au bord du Mékong. C'est à Ngoenyang que voit le jour Mangrai, en 1238 selon certaines compilations, en 1239 selon l'Encyclopaedia Britannica. Son ascendance dit beaucoup du monde dont il est issu. Il est le fils de Lao Meng, souverain de Ngoenyang, et de Thep Kham Khai, fille d'un prince tai lue de Chiang Hung (l'actuelle Jinghong, au Yunnan). Il appartient donc à un réseau de principautés tai liées par le sang et les alliances plutôt que séparées par des frontières. La tradition fait de lui le vingt-cinquième souverain de Ngoenyang ; il succède à son père vers 1261-1262.

Son premier geste politique est un déplacement : en 1262, il fonde Chiang Rai et en fait sa capitale. Viennent ensuite les alliances. En 1276, il se rapproche de Ngam Muang, roi de Phayao. Il s'allie ensuite à Ramkhamhaeng, roi de Sukhothai. Une synthèse du Bangkok Post, établie avec l'historienne Sarassawadee Ongsakul, date cette alliance de 1277 ; Britannica la place en 1287. Cette seconde datation l'inscrit dans un contexte précis : la pression mongole, qui fait alors tomber Pagan, la grande capitale birmane. Britannica envisage même, au conditionnel, que Mangrai ait aidé les Shan à conquérir Pagan en 1290. Rien ne permet de l'affirmer. L'hypothèse rappelle toutefois que le Nord tai n'était pas un isolat : il se recomposait au contact des grands bouleversements du continent.

La pièce maîtresse du projet de Mangrai est la conquête de Hariphunchai. Ce royaume môn, centré sur Lamphun, était plus ancien que les principautés tai du Nord. La date reste discutée : 1281 selon plusieurs synthèses, des attaques en 1291 et 1292 selon d'autres. Le récit de la prise relève de la tradition. Un marchand nommé Ai Fa se serait introduit à la cour du roi môn Yiba et serait devenu son ministre. Il aurait alors délibérément rendu le régime impopulaire avant l'assaut. Ce motif de la ruse renseigne moins sur le déroulement réel de la conquête que sur la manière dont elle fut justifiée après coup.

À son apogée, le royaume de Mangrai couvre, selon Sarassawadee Ongsakul, la majeure partie du Nord actuel, mais pas tout. Phrae relève alors de Sukhothai, et Phayao et Nan forment un royaume distinct. Mangrai perçoit en revanche des tributs de vallées du nord du Vietnam, du nord du Laos et des Sipsong Panna. Le Lanna est donc dès l'origine un espace aux contours variables, défini par des allégeances plus que par des lignes sur une carte.

1296 : fonder une capitale, fabriquer un fondateur

Avant Chiang Mai, Mangrai réside à Wiang Kum Kam, de 1286 ou 1287 à 1292 environ. Un wiang est une ville fortifiée. Le site, exposé aux inondations, est abandonné. En 1296, date sur laquelle les sources s'accordent, est fondée Chiang Mai, la « ville nouvelle ». Le dossier thaïlandais déposé à l'UNESCO fait du Wat Chiang Man le premier temple du règne ; il conserve une inscription relative à cette époque. Ce même dossier décrit la ville comme un paysage urbain organisé selon les quatre points cardinaux autour d'un « nombril de la ville ». Le plan carré, ceint de remparts et de douves, en est encore aujourd'hui la trace la plus lisible.

Très tôt, des récits entourent cette fondation. Selon la tradition, Mangrai, Ramkhamhaeng et Ngam Muang auraient conçu ensemble la nouvelle cité. C'est ce que célèbre aujourd'hui le monument des Trois Rois, au cœur de la vieille ville. Il s'agit d'une tradition, non d'un fait établi.

La mort du fondateur relève du même registre. Selon une version rapportée par la fiche UNESCO, il aurait été frappé par la foudre au centre exact de la ville et en serait devenu l'esprit gardien. Le Wat Inthakhin, aussi appelé Wat Sadue Muang, s'élève à cet endroit. D'autres versions de la chronique le font mourir de maladie à Wiang Kum Kam. La date elle-même hésite entre 1311 et 1317.

Ces légendes invitent à la prudence. L'historien Chris Baker estime que Mangrai a été, comme tout fondateur, considérablement grandi par l'historiographie postérieure. Selon lui, le Lanna ne surgit pas d'un bloc en 1296, et Chiang Mai ne devient capitale de manière effective qu'en 1345. La succession immédiate va dans son sens. D'après Sarassawadee Ongsakul, les querelles entre les fils de Mangrai affaiblissent le royaume, et son fils Chaiyasongkhram ramène la capitale à Chiang Rai.

Tilokarat et l'apogée : disputer à Ayutthaya l'héritage de Sukhothai

Au début du XVe siècle, Chiang Mai s'affirme. Le dossier UNESCO attribue au roi Saen Muang Ma le Wat Chedi Luang, daté de 1411. Son grand chedi (monument-reliquaire) domine encore la vieille ville.

C'est pourtant Tilokarat, ou Tilokaraj, qui incarne l'apogée du royaume. Son accession est brutale : en 1441, il écarte son père Samfangkaen, qui régnait depuis 1402. Il l'exile à Mong Hsat, dans l'actuel État shan de Birmanie. Son sacre est parfois daté de 1443, et sa naissance de 1402 ou de 1409.

Une guerre de plus de trente ans

Son règne (1441-1487) est dominé par la rivalité avec Ayutthaya, le royaume tai de la plaine centrale. L'enjeu est l'ancien royaume de Sukhothai. En 1451, Yuttitthira, prince de Sukhothai en conflit avec Trailokanat, roi d'Ayutthaya, se rallie à Tilokarat. Chaliang, ville de l'ancien domaine de Sukhothai, se rend au Lanna en 1460. Ayutthaya la reprend en 1474 ; pour mieux mener la guerre, Trailokanat a installé sa capitale à Phitsanulok. La paix est conclue en 1475.

Cet épisode est essentiel pour comprendre le Lanna. Le royaume n'est pas alors une périphérie du Siam, mais un rival de même rang. Une étude universitaire récente consacrée à l'ancien palais de Chiang Mai le décrit comme une grande puissance et un centre bouddhique comparable à Ayutthaya. Lire ce conflit comme une guerre intérieure « thaïe » reviendrait à projeter sur le XVe siècle une unité qui n'existait pas.

Un roi bâtisseur et protecteur du bouddhisme

La puissance s'exprime aussi par la religion. Selon la Jinakālamālī, chronique bouddhique rédigée en pali, Tilokarat fonde en 1455 le Wat Chet Yot (Wat Photharam Maha Wihan). Il y fait planter un arbre de la Bodhi, après avoir envoyé des moines étudier le temple de la Mahabodhi à Pagan. En 1477, le monastère accueille un concile chargé de réviser le Tipitaka, le canon bouddhique pali. La tradition thaïe le compte comme le « huitième concile », selon une numérotation qui lui est propre. La façade du sanctuaire porte soixante-dix reliefs de stuc figurant des thewada (divinités). Le dossier UNESCO attribue aussi à Tilokarat le Wat Moh Kam Duang (1476).

L'attribution du Wat Chet Yot ne fait pourtant pas l'unanimité. Certaines compilations en font l'œuvre de son petit-fils Yotchiangrai, qui l'aurait élevé en hommage à son aïeul. Il pourrait s'agir de phases de construction successives, mais rien ne l'établit.

Les héritiers

Yotchiangrai (r. 1487-1495) monte sur le trône alors que son père, Bunrueang, avait été exécuté sur ordre de Tilokarat. La succession reste un terrain violent. Son règne est associé à un épanouissement de l'art bouddhique, et l'UNESCO lui attribue le Wat Kuan Ka Ma (1492). Son successeur, Phaya Kaew ou Muang Kaew, arrière-petit-fils de Tilokarat, est souvent présenté comme le dernier souverain fort de la dynastie. Le dossier UNESCO lui attribue le Wat Duang Dee (1496) et le Wat Hua Kuang-Saen Muang Ma (1521).

Le XVIe siècle : un trône convoité de toutes parts

Le déclin s'amorce dans la première moitié du XVIe siècle. Le dossier UNESCO l'explique par l'usure des guerres contre Ayutthaya et contre les Shan. Elles coûtent au royaume de nombreux nobles et une main-d'œuvre précieuse.

La liste des souverains de ces années suffit à montrer l'instabilité. La reine Chiraprapha (1545-1546), épouse du roi Ket, est parfois dite d'ascendance shan ou ayutthayenne, mais ce n'est qu'une hypothèse. Lui succède Setthathirath (1546-1547), prince du Lan Xang, le royaume lao voisin. Le trône de Chiang Mai échoit alors à un prince étranger, signe de l'étroitesse des liens dynastiques entre les cours tai. Après un interrègne (1547-1551), le trône revient à Mekuti. Ce saopha (prince shan) de Mong Nai descend de Khruea, l'un des fils de Mangrai.

En 1558, Bayinnaung, roi de la dynastie birmane de Toungoo, s'empare de Chiang Mai. L'historien Ken Kirigaya, qui annote la Chronique de Chiang Mai, situe le début de la campagne au 31 mars 1558, jour du Nouvel An local : l'armée de Pegu campe alors près de Chang Phap. Mekuti est d'abord maintenu sur le trône. La reine Wisutthithewi règne ensuite de 1564 à 1578 sous suzeraineté birmane. En 1578, Bayinnaung installe à Chiang Mai son propre fils, Nawrahta Minsaw : la dynastie de Mangrai s'éteint.

Deux siècles dans l'orbite birmane : âge sombre ou angle mort ?

La période qui s'ouvre est mouvante. Après les campagnes de Naresuan, Ayutthaya fait brièvement du Lanna son tributaire, de 1596 à 1615 selon les compilations. Le roi birman Anaukpetlun le reprend en 1614-1615. En 1701, la Birmanie détache Chiang Saen de Chiang Mai. En 1727, Chiang Mai s'affranchit, mais le Lanna se fragmente en cités-États. De 1763 à 1774, il redevient tributaire de la Birmanie.

Comment juger ces deux siècles ? Le dossier thaïlandais présenté à l'UNESCO parle d'appauvrissement et de stagnation. Ken Kirigaya, dans le Journal of the Siam Society, souligne au contraire que cette période a été largement négligée par les chercheurs. Il s'emploie à corriger les dates de la Chronique de Chiang Mai à l'aide des sources birmanes. La divergence tient moins aux faits qu'au point de vue. Une histoire centrée sur les dynasties tai tend à faire de la domination birmane une parenthèse. L'examen des sources invite plutôt à y voir une période à part entière de l'histoire du Nord.

Kawila et la dynastie Chet Ton : renaître sous l'égide de Bangkok

Le basculement vient du sud. En 1767, les armées birmanes détruisent Ayutthaya, et le Siam se reconstruit autour de Taksin, à Thonburi. Dans le Nord, des élites locales voient dans ce nouveau pouvoir un allié contre la Birmanie.

Kawila (1742-1816) est de ceux-là. Fils de Chaikaew, prince de Lampang, il a vu son père retenu en otage à Chiang Mai par le gouverneur birman Thado Mindin. Avec Phaya Chaban (Boonma), noble de Chiang Mai, il se rallie à Taksin. C'est le mouvement dit Fuen Man, « se libérer de la Birmanie ». La campagne siamoise dure de décembre 1774 au 15 janvier 1775. Elle aboutit à la prise de Chiang Mai par deux généraux : Chaophraya Chakri, le futur Rama Ier, et Chaophraya Surasi.

Des liens personnels scellent l'alliance. Si Anocha, sœur de Kawila, épouse Chaophraya Surasi, frère du futur Rama Ier. Kawila et ses frères prêtent serment à Taksin en buvant l'eau sacrée au Wat Phra That Lampang Luang. En 1775, Phaya Chaban est nommé gouverneur de Chiang Mai, et Kawila gouverneur de Lampang.

En 1782, Rama Ier, premier roi de la dynastie Chakri à Bangkok, nomme Kawila gouverneur de Chiang Mai. Le titre reste d'abord largement nominal : Kawila ne réinstalle effectivement la ville, dépeuplée par les guerres, qu'en 1796 ou 1797. Selon des sources locales, il la repeuple avec des Tai Yai (Shan), des Tai Khoen de Kengtung et des Tai Yong de Muang Yong. L'ampleur de ces transferts de population reste à préciser, mais ils ont contribué à la diversité des groupes tai de la région.

Kawila soigne les symboles. Selon le dossier UNESCO, il entre dans la ville par la porte du Nord, la porte Chang Phueak (« porte de l'Éléphant blanc »), qui porte ce nom depuis le roi Kuena. Il arbore les insignes complets des rois de la lignée de Mangrai. Il fait reconstruire le palais selon les rites traditionnels et restaure le Wat Phra Singh. Le titre de « roi de Chiang Mai » ne lui est conféré qu'en 1802 ou 1803, même si certaines sources le présentent comme premier roi de la nouvelle dynastie dès 1782.

Cette dynastie, appelée Chet Ton (« les sept princes ») ou Thipchak selon les sources, règne plus d'un siècle avec l'aval de Bangkok. La renaissance du Lanna se fait ainsi sur un double registre. Elle revendique l'héritage de Mangrai, mais elle s'inscrit dans la suzeraineté siamoise. Pour Bangkok, Chiang Mai devient une place forte avancée face à la Birmanie.

De la vassalité à l'intégration : la fin d'un royaume, la naissance d'un patrimoine

Au XIXe siècle, le Lanna reste tributaire mais autonome. L'intérêt des puissances occidentales pour les forêts de teck change la donne. Pour le roi Chulalongkorn (Rama V), il devient nécessaire de reprendre l'administration du Nord en main. Un haut-commissaire siamois est installé, puis le Nord est intégré dans les nouvelles circonscriptions administratives. Le télégraphe atteint Chiang Mai en 1885, le chemin de fer en 1921. Le contexte régional pèse aussi : en 1893, la France obtient du Siam la cession de territoires laotiens, dont certains relevaient, selon une source locale, de l'aire lanna traditionnelle.

Inthawichayanon, septième souverain de Chiang Mai (1870-1897), règne au cœur de ce resserrement des liens avec Bangkok. On le décrit souvent comme le dernier roi à avoir gouverné à la manière traditionnelle. Sa fille Dara Rasmi (1873-1933), née au palais, devient en 1887 consort de Chulalongkorn, auprès duquel elle reste jusqu'en 1910. Elle revient à Chiang Mai en 1914 et s'installe à Chedi Ngam, à Mae Rim, où sa résidence abrite aujourd'hui un musée. On la présente comme une figure du rapprochement entre le Lanna et le Siam et comme une protectrice des arts du Nord : théâtre, danse et textile. On lit aussi que ce mariage aurait visé à contrer les ambitions britanniques. Les sources consultées pour cet article ne permettent pas de l'établir.

Kaew Nawarat, régent à partir de 1909 puis prince en titre de 1911 à 1939, fait construire des routes et devient général de l'armée royale. Chiang Mai devient une province en 1932, et la lignée princière prend fin sous administration siamoise en 1939.

Le patrimoine garde la mémoire de cette intégration. Le Siam transforme l'ancien palais de Chiang Mai en première prison moderne du Lanna. Une étude récente montre comment ce lieu est devenu l'enjeu d'une « récupération de l'identité lanna », portée par un mouvement local favorable au départ de la prison. La vie religieuse témoigne d'autres continuités. Au début des années 1920, le moine Khruba Siwichai, figure du renouveau bouddhique du Nord, restaure le Wat Phra Singh, élevé en 1935 au rang de temple royal de première classe. Le Wat Suan Dok abrite le cimetière royal des princes du Nord.

Inscrite en 2015 sur la liste indicative de l'UNESCO, la candidature « Chiang Mai, capitale du Lanna » a franchi une étape en janvier 2026. Le gouvernement thaïlandais a alors approuvé et soumis le dossier. Celui-ci retient sept temples : Wat Chiang Man, Wat Chedi Luang, Wat Phra Singh, Wat Suan Dok, Wat Umong, Wat Phra That Doi Suthep et Wat Chet Yot. Il y ajoute le plan carré, les remparts, les douves, cinq portes et quatre bastions. Une décision du Comité du patrimoine mondial est attendue vers la mi-2027.

Ce paysage se lit donc à plusieurs niveaux. Le plan de Mangrai, tel que la tradition le transmet, y côtoie les sanctuaires de Tilokarat et de ses héritiers, les restaurations de Kawila et les lieux transformés par l'État siamois. C'est dans cette superposition que se comprend le mieux le Lanna, un royaume que ses voisins ont tour à tour combattu, dominé et intégré.

Sources et bibliographie

  1. Permanent Delegation of Thailand to UNESCO, Monuments, Sites and Cultural Landscape of Chiang Mai, Capital of Lanna (Tentative List), UNESCO World Heritage Centre, 2015.
  2. Ken Kirigaya, Some Annotations to The Chiang Mai Chronicle: The Era of Burmese Rule in Lan Na, Journal of the Siam Society, vol. 102, 2014.
  3. non relevé, Palace, Prison, Park or Palimpsest? The Contested Heritage of the Former Palace of Chiang Mai, ScienceDirect (revue universitaire), 2024.
  4. Encyclopaedia Britannica, Mangrai, Encyclopaedia Britannica, n.d..
  5. non relevé, Kingdom of Lan Na (Research Starters), EBSCO, n.d..
  6. Bangkok Post (avec Sarassawadee Ongsakul), The kingdom of the north, Bangkok Post, n.d..
  7. The Thaiger, Chiang Mai set for UNESCO World Heritage nomination approval, The Thaiger, 2025/2026.
  8. Chiang Mai Citylife, Chiang Mai inches closer to becoming a UNESCO World Heritage City, Chiang Mai Citylife, 2026.
  9. The Nation, Chiang Mai's Lanna heritage bid enters crucial UNESCO stage / Thailand advances Chiang Mai's Lanna heritage and Wat Arun UNESCO bids, Nation Thailand, 2026.
  10. Contributeurs Wikipédia, Articles Lan Na, Mangrai, Tilokaraj, Yotchiangrai, Samfangkaen, List of rulers of Lan Na, Kawila, Nakhon Chiang Mai (1775–1899), Siamese conquest of Lan Na (1774–1775), Inthawichayanon, Dara Rasmi, Kaew Nawarat, Wat Chet Yot, Wat Phra Singh, Monthon, Wikipedia (en), consulté 2026.
  11. non relevé, History of Lanna (Chiang Mai), chiangmai1.com, n.d..
  12. Jeffrey Hays (compilation), Lanna Kingdom and Chiang Mai (citant Chris Baker, Bangkok Post), Facts and Details, n.d..
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